Samouraï

Publié le par Léo Tamaki

Titre :             Samouraï

Réalisateur : Okamoto Kihachi

Acteurs :        Mifune Toshiro, Kobayashi Keiju

Durée :           1h56

Année :          1964



Mifune Toshiro


            Samouraï est un film de Okamoto Kihachi avec Mifune Toshiro dans le rôle principal. Il met en scène de manière romancée un épisode capital de l’histoire japonaise.

 

Un complot meurtrier

            Hiver 1860, la pression des pays étrangers sur le Japon pour qu’il ouvre ses portes devient extrème. A l’intérieur du pays le shogunat ne tient plus qu’à un fil et repose sur les épaules du premier ministre, Ii Naosuké. Des rebelles du clan Mito projettent de l’assassiner. Parmi eux deux experts de sabre sont soupçonnés de trahison. Kurihara, humaniste ouvert aux idées nouvelles et Niiro (Mifune Toshiro), ronin sans scrupules qui cherche à devenir samouraï…

 

Mifune, ronin sans scrupules


            Samouraï est un bon jidaï geki, film d’époque. S’il n’atteint pas l’excellence des œuvres de Kurosawa ou Kobayashi il reste néanmoins une référence du genre. Plus que les qualités de réalisateurs de Okamoto, ce qui me semble empêcher le film d’être excellent est paradoxalement Mifune Toshiro.


Niiro/Mifune, un combattant redoutable


            Mifune est aujourd’hui encore, près de dix ans après sa mort, l’acteur japonais le plus connu en occident. Et c’est à juste titre car il fut un géant partiticipant à des chefs d’œuvres du cinéma mondial. Mais alors que son personnage est censé avoir 34 ans, Mifune en a alors 45. Et il a en lui trop de force virile, de caractère pour rendre véritablement à l’écran la soif de reconnaissance juvénile qui devrait habiter son personnage. S’il arrive indéniablement par instants à démontrer une réellé fragilité, on le retrouve puissant et sûr de lui l’instant suivant. Et si bien sûr des traits opposés peuvent cohabiter dans le même personnage, l’écart ici me semble trop grand. Il nous livre toutefois de très beaux moments de désespoir et de folie.


Des scènes intimistes très réussies


            Le réalisateur Okamoto nous livre lui une très belle partition avec en particulier un travail magnifique au niveau de la photo de Murai Hiroshi. Les scènes sous la neige et notamment le combat final sont superbes.

            Le scénario de Hashimoto Shinobu qui travailla entre autres avec Kurosawa pour Les sept samouraïs et Rashomon est excellent. Il met en lumière un moment crucial de l’histoire du Japon en parvenant à rendre prenante l’histoire personnelle de Niiro. Par ailleurs la construction légèrement éclatée du récit n’est pas sans rappeler des effets à la mode actuellement dans le cinéma.

 

Tragique combat sous la neige

            Le contexte historique de Samouraï est passionnant. L’histoire se passe pendant le Bakumatsu (1853/1868), période de transition qui vit disparaître le gouvernement shogunal. Cette période fut l’une des plus mouvementées de l’histoire de l’archipel et sert de fond à de nombreux films, romans ou mangas. C’est notamment l’époque où se déroule le film Le dernier samouraï et le manga Kenshin le vagabond.


Une violence hyper-réaliste


            Okamoto nous narre ici un évènement qui porte en lui le germe de la fin des guerriers. Et Hashimoto montre clairement dans son scénario à quel point la plupart des protagonistes, comme dans presque tout évènement historique, ne mesuraient pas la portée de leurs actes…

 

Une épopée tragique...

Le film est disponible chez Wild Side vidéo et à la boutique Tsubaki.


 

Publié dans Cinéma

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